Sviatoslav Podgaevski – Roussalka. Le lac des morts (2018)

Roussalka0Un homme et une femme se tiennent sur un ponton en bois au bord d’un lac. L’homme, les yeux rouges, tombe à l’eau. Et lorsqu’il parvient à en sortir, c’est ça femme qui se retrouve subitement attirée dans le lac verdâtre et qui n’en ressortira pas.

Bien des années plus tard, Roma, le fils de l’homme, est devenu un nageur professionnel. Il s’apprête à épouser une jeune femme à qui il enseigne la natation. Curieusement, son père, qu’il n’a pas vu depuis près de vingt ans, lui envoie par la poste les clés de la datcha qui se trouvait près du lac.

Que faire? La vendre? La retaper? Un soir, Roma se rend avec un ami dans la datcha. L’ami en question en a profité pour organiser un enterrement de vie de garçon, mais Roma ne veut pas de cela. Il s’enfuit et s’en va nager dans la lac. Lorsqu’il en ressort, une jeune femme, trempée de la tête aux pieds, l’attend sur le bord.

kinopoisk.ruRoussalka. Le Lac des morts (Русалка. Озеро мертвых) est un film tout récent du jeune réalisateur Sviatoslav Podgaevski, qui a pour particularité de n’avoir tourné jusqu’ici que des films d’horreur à petit budget. Roussalka est donc le dernier d’entre eux. L’expression « petit budget » ne doit absolument pas faire peur: on sait bien que l’on peut réaliser un film particulièrement effrayant avec très peu de moyens. Tout dépend du talent du réalisateur. 

kinopoisk.ruSeulement voilà, jamais Roussalka n’est vraiment effrayant, car tout y est attendu. On sait dès le départ ce qui va se passer, il n’y a aucun mystère. On nous le montre d’emblée: il y a une roussalka dans le lac, et c’est elle qui tue les proches de tous les hommes sur lesquels elle a jeté son dévolu. Nous avons là un scénario sans aucune originalité, qui est en plus de cela desservi par des incohérences énormes: ainsi cette datcha, abandonnée depuis plus de vingt ans, mais dans laquelle tout est intact et où il y a encore l’électricité! Quant à la réalisation, elle emprunte beaucoup à des classiques horrifiques japonais tels que Ring de Hideo Nakata (1998) et surtout Dark Water, du même réalisateur (2003). Là encore, rien n’est surprenant, rien ne vient sauver ce film de l’ennui.

Roussalka est sorti directement en DVD sous le titre anglicisé de Mermaid. Le lac des âmes perdus. La traduction des sous-titres nous a semblé correcte.

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