Alexandre Gintsburg – L’Hyperboloïde de l’ingénieur Garine (1965)

Garine01925. Deux agents russes s’efforcent de rattraper un ingénieur, Garine, qui aurait inventé un extraordinaire rayon, capable de percer les matériaux les plus résistants. Mais Garine leur échappe, à l’aide de mystérieux doubles, et s’enfuie d’abord en France, où il rejoint un collègue, Victor Lenoir, qui lui vient en aide. Plus tard, plus ou moins avec le soutien de la belle Zoia Monrose, Garine parvient à convaincre le milliardaire américain Rolling à financer ses travaux.

Car l’objectif de Garine va au-delà de la création de son «hyperboloïde». À l’aide de son invention, il compte percer la croûte terrestre et atteindre une couche du manteau supposée riche en or. Ainsi deviendrait-il le maître du monde.

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L’Hyperboloïde de l’ingénieur Garine, d’Alexandre Gintsburg (1965), est l’adaptation du célèbre roman éponyme d’Alexeï Tolstoï. Nous voilà donc plongés dans l’ambiance des années 1920, avec un film qui, tout comme Miss Mend, relève de ce qu’on a appelé le «Pinkerton rouge»: des récits d’aventures relevant de l’espionnage, en URSS, et souvent basés sur une invention fabuleuse. À ce titre, le roman de Tolstoï est le parfait exemple de ce genre.

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On retrouve donc un ingénieur, ici maléfique (superbement interprété par Evguéni Evstigneev), des financiers sans scrupules, une belle venimeuse (Natalia Klimova, dont cependant ici le rôle se cantonne un peu trop à celui d’un faire-valoir), et de valeureux agents soviétiques qui vont tout faire pour empêcher le monde de sombrer dans le chaos, alors que même que la flotte américaine est décimée par le rayon de la mort.

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Alexandre Gintsburg avait ici tout pour faire un bon film: d’excellents acteurs, une réalisation soignée, riches en détails permettant de bien se mettre dans l’ambiance des années 1920, de gros moyens technique pour les décors… Tout au plus lui reprochera-t-on une image un peu sombre d’autant plus qu’elle est en noir et blanc.

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Malheureusement, le film pèche par son scénario. Tout le début est confus, et implique que le connaisse déjà le roman. Cependant, une fois que l’on a réussi à reconstituer le fil de l’intrigue, on ne peut que savourer ce film délicieusement suranné, qui aurait presque pu être tourné en muet tant la plongée dans l’époque de l’action est parfaite.

L’Hyperboloïde de l’ingénieur Garine a été édité en DVD par Ruscico, malheureusement uniquement avec des sous-titres en anglais. Il n’existe pas, à ma connaissance, de version française.

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