Ilya Naishuller – Hardcore Henry (2016)

Henry0Henry se réveille dans un laboratoire. On le sort d’une cuve, et une belle jeune femme lui fixe des prothèses de jambes et de bras. Il est un cyborg. Grièvement blessé, il a été patiemment reconstitué par celle qui se prétend sa femme. Mais sa mémoire est incomplète et surtout, on ne lui a pas encore implanté le module qui devrait lui permettre de parler. Or peu après son réveil, le laboratoire est attaqué par Akan et ses mercenaire. Akan veut s’emparer de la technologie permettant de produire des cyborgs. Mais Estelle, la jeune femme, et Henry parviennent à s’enfuir. Ils se retrouvent à Moscou, où ils sont cependant séparés. Henry est recueilli par Jimmy, un excentrique qui semble tout savoir sur lui. C’est le début d’une longue cavale meurtrière.

kinopoisk.ruUnique long métrage d’Ilya Naishuller, musicien et réalisateur des clips du groupe russe Biting Elbows, Hardcore Henry est issu d’un de ces clips, complètement déjanté, qui avait été entièrement tourné en vue subjective, à l’aide d’une caméra Go Pro. La virtuosité du clip et son mauvais goût intégral ont attiré l’attention du producteur et réalisateur Timour Bekmambetov, lequel lui a proposé de faire un film sur le même principe, sur la base d’une production russo-américaine.

kinopoisk.ruC’est donc par les yeux de Henry, et uniquement comme cela, que l’on suivra l’action de ce film. Et de l’action, il n’en manque pas. À la fois hommage et parodie des jeux vidéos de type FPS, Hardcore Henry se pose comme une liste des milles et une façons d’apporter une mort violente à quelqu’un. Tout y passe: meurtre par balle, au lance-flamme, à la machette, à la mitrailleuse lourde, à coups de brique, de pressage de tête dans un ventilateur. Hardcore Henry est gore – il a d’ailleurs été interdit aux moins de 16 ans. Mais pas gore pour faire peur.

kinopoisk.ruLes anciens amateurs de jeux vidéos se souviendront alors de Duke Nukem 3D, où l’on dégommait dans la joie et la bonne humeur des centaines d’extraterrestres tout en visitant des bordels et autres salles de jeux. Hardcore Henry est ainsi: gore, mais truffé d’humour, de clins d’œil. On reconnaîtra alors certaines scènes de jeux fameux: Duke Nukem, donc, mais aussi S.T.A.L.K.E.R ou encore Return to Castle Wolfenstein. Et bien évidemment, il y a un gros boss de fin.

Il est clair que tout le monde ne peut apprécier ce film, de par son caractère outrancier et ultraviolent. Mais le scénario comme la réalisation sont astucieux et montrent que Naishuller a du talent. Espérons que pour les films à venir, il sera capable de produire quelque chose de plus mûr.

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