Andreï Volguine –Danser jusqu’à la mort (2017)

Arena-0Le postulat de Danser jusqu’à la mort d’Andreï Volguine, est simple: dans un avenir plus ou moins proche, le monde a été ravagé par une guerre nucléaire. Quelques poches d’humanité survivent tant bien que mal dans un univers pollué, notamment dans une grande ville, quasiment intégralement détruite, mais où une petite population se maintient autour d’un gigantesque bunker.

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Une sorte de religion imprègne cette société : la terre se serait révoltée et lance régulièrement des éruptions mortelles vers la surface. Pour la calmer, il faut sacrifier des gens, tout en récoltant leur énergie que l’on offre à la planète. On organise donc des tournois axés non pas sur un combat… mais sur une danse ! Les candidats sont pour une minorité des volontaires fanatisés, persuadés de s’offrir à la terre, et pour l’essentiel des gens raflés dans la rue. Kostia est de ceux-là. Mais dans le groupe qu’il rejoint, se trouve une volontaire, Ania, qui pourtant a grandi au sein du bunker, l’endroit que le gagnant du tournoi intégrera après sa victoire.

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On n’en finit plus depuis 1999 et la parution au Japon du roman Battle Royale, de Kōshun Takami, de répéter à l’envie le même concept : dans une société plus ou moins totalitaire, un groupe de jeunes gens doit se battre à mort, sous l’oeil des caméras, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Il y a eu bien entendu le film du même nom, de Kinji Fukasaku, en 2000. Puis les fameux Hunger Games, avec d’accord la trilogie de Suzanne Collins, suivie des films. Et plein d’autres. En Russie-même, il y a eu Survival Game, de Sarik Andreasyan, quoiqu’adapté d’un jeu de société bien plus ancien.

Alors donc un de plus… Et avec ce postulat étrange de la danse au lieu du combat. Que vaut-il donc ?

C’est un film visuellement spectaculaire. Un soin particulier a été apporté aux décors et aux costumes. Les acteurs ne sont pas mauvais, si l’on fait exception de celui qui joue le ridicule DJ sado-maso qui rythme le tournois. La musique en revanche est horrible : une minute trente de mauvais mix façon Nine Inch Nails.

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Et voilà, le scénario est cousu de fil blanc. On se doute bien que le but avoué de l’Arène, servie par des fanatiques, n’est pas ce qu’il semble être, qu’il y a un complot, un truc qu’il faut cacher. Dès le départ, c’est évident. Et lorsqu’on entame le dernier tiers, on s’enfonce dans le grotesque jusqu’à parvenir à un final absolument lamentable.

Que pensez alors du fait que ce film a été financièrement soutenu par le Ministère de la Culture de la Fédération de Russie ? Quitte à dépenser de l’argent dans un film de science-fiction (ce qui est évidemment une bonne chose), n’aurait-il pas fallu au passage en prélever une part pour payer un bon scénariste ?

Ce film est sorti en français en DVD, comme habitude hélas sous un titre anglais : The Arena.

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