Fedor Bondartchouk – Attraction (2017)

Attraction0Fedor Bondartchouk semble n’avoir que deux spécialités, en tant que réalisateur : les films de guerre et les films de science-fiction, le tout à gros budget (pour la Russie). Son Île habitée était un film intéressant. Mais qu’en est-il d’Attraction (Притяжение, 2017), son dernier long-métrage en date ?

Youlia est une lycéenne comme les autres. Elle rêvasse en cours, ne pense qu’à son chéri, un jeune loulou plus ou moins voyou qui vient la chercher en voiture à la sortie des classes. Youlia est fille unique, et sa mère est décédée il y a déjà quelques années. Elle est élevée de façon très stricte, trop stricte, par son père, un colonel de l’armée de terre. Voilà qu’on annonce une pluie d’étoiles filantes, et un professeur du lycée encourage ses élèves à l’observer. Cette observation servira de prétexte à Youlia, qui pourra retrouver Artem, son amoureux, dans la chambre d’une de ses amies qui, elle, reste pour de bon sur le toit de l’immeuble.

kinopoisk.ruMais voilà que dans l’espace un météore frappe un vaisseau extraterrestre, qui se retrouve contraint de rentrer dans l’atmosphère. Il est aussitôt pris en chasse par l’aviation russe, qui prend la décision fatale de tirer dessus. Le vaisseau s’écrase… en plein Moscou.

Peu de temps après, le père de Youlia se retrouve en charge de la sécurité. Une zone d’un kilomètre de rayon est évacuée, et l’on va pouvoir tenter un premier contact. Et pendant ce temps, Youlia et la bande d’Artem vont tenter d’entrer dans la zone.

kinopoisk.ruQu’on ne s’attende pas à de la philosophie avec ce film : nous avons ici un blockbuster dans la plus pure tradition américaine du genre, sauf qu’il est russe. Ce n’est pas pour rien si l’éditeur du DVD français le compare à Independence Day : nous sommes un peu dans le même registre, à ceci près que c’est bien moins crétin que le film de Roland Emerich. Ici, nous ne sommes jamais certains que les extraterrestres sont des envahisseurs, et le colonel Lebedev, le père de Youlia, se retrouve régulièrement à bloquer diverses velléités d’actions violentes. De fait, les ET ne se montrent guère, ne cherchent pas d’eux-mêmes le contact, et leur vaisseau ne fait que se réparer, comme pour repartir aussitôt que ce sera fait.

Le danger vient plutôt des humains eux-mêmes et de leurs réactions plus ou moins imprévisibles. On se retrouve alors avec un scénario qui recèle bien des surprises. Un scénario possédant aussi quelques incohérences, cependant. Comment imaginer la tenue à Moscou même, qui a été en partie dévaster, d’un immense concert de musique pop comme celui qu’on nous montre au milieu du film ? De même, l’enchaînement de certaines scènes ne se fait pas forcément naturellement, mais il y a hélas une explication à cela : la durée originelle du film était de 132 minutes. Dans la version DVD française, elle n’est plus que de 112. Vingt minutes sont donc passées à la trappe (c’est cela dit moins pire que ce qu’avait subit L’Île habitée, amputé de plus de la moitié).

Visuellement, Attraction est une réussite. La chute du vaisseau est époustouflante, et certaines scènes d’action sont des morceaux de choix. S’il ne s’agit pas là d’un chef-d’œuvre, cela reste quand même un film distrayant et efficace.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s